Pour Mathilde Sénéchal, coureuse de fond française, la gestion de l'emploi du temps est un exercice d'équilibre entre les engagements à la fac de droit et l'entraînement sportif de haut niveau. Elle compte sur son sens de l'organisation et de la planification pour atteindre ses objectifs professionnels et sportifs. Le marathon de Valence 2023 est un tremplin dans son parcours vers la qualification pour les Jeux olympiques de Paris 2024.
Sa montre : COROS PACE 3
Concilier études de droit et statut d'athlète de haut niveau
Mathilde consacre aujourd’hui au moins 16 heures par semaine à ses obligations scolaires et professionnelles. Son entraînement sportif occupe la majeure partie de son temps, puisqu'elle y consacre au moins 20 à 25 heures par semaine. Bien qu'il soit important pour elle de pratiquer son sport au plus haut niveau, elle tient également à maintenir une vie équilibrée entre ses études, ses stages et son travail, au lieu de se concentrer uniquement sur son activité d'athlète à plein temps. A la question "est-ce que tu as dû mettre en pause certaines activités pour consacrer plus de temps à ton entraînement ?", Mathilde répond :
Je n'ai rien arrêté à cause du sport. La seule chose qui me manque, c'est de ne pas passer beaucoup de temps avec ma famille. Je vis à Lyon depuis 3 ans - j'ai fait mon master et mon groupe d'entraînement est à Lyon - et ma famille vient de Blois, ce qui représente environ 5h-5h30 de trajet pour rentrer. Ce n'est pas optimal - en termes d'organisation - de rentrer régulièrement, mais cela fait partie de mon équilibre.
Elle a intégré la discipline qu'elle a apprise, en tant qu'athlète, dans sa vie de tous les jours. Le fait d'être organisée et de savoir planifier à l'avance a aidé Mathilde à rester concentrée sur ses objectifs. Certains jours, son emploi du temps est tellement dense qu'elle doit tirer le meilleur parti de chaque heure et qu'elle ne peut pas se permettre de remettre les choses à plus tard. Mathilde applique ces compétences non seulement pour exceller dans la course à pied, mais aussi pour atteindre ses objectifs étudiants.
J'avais beaucoup moins de temps que mes copines pour réviser et je savais que le soir, si j'avais seulement 2h après l'entraînement, c'était 2h pendant lesquelles il fallait que je sois vraiment efficace. Lorsque j'avais des devoirs à rendre, je faisais une planification comme pour l'entraînement : j'ai tant de jours, quel est le plan pour atteindre l'objectif ?
Une semaine d'entraînement de Mathilde cet automne.
Les exigences élevées de la fac et de l'entraînement sportif peuvent soumettre le corps de Mathilde à beaucoup de stress et de fatigue. Pour éviter tout risque de surentraînement, Mathilde se concentre sur le suivi de sa charge d'entraînement par le biais du Training Hub COROS. Pendant chaque séance d'entraînement, elle surveille de près sa fréquence cardiaque et son allure moyenne. Ensuite, elle examine son niveau de forme et de récupération. Avec son entraîneur, ils peuvent utiliser les différentes métriques COROS pour s'assurer qu'elle respecte la charge d'entraînement nécessaire pour bien progresser et atteindre ses objectifs.
Charge d'entraînement ces 3 derniers mois, incluant 4 semaines de stage cet automne.
Info COROS : La charge d'entraînement est une mesure universelle qui quantifie la difficulté de chaque séance d'entraînement. La charge d'entraînement est souvent un meilleur outil que la répartition hebdomadaire du kilométrage ou de l'allure pour surveiller ton entraînement jusqu'au jour de la course.
L'aspect mental de l'entraînement et de la performance
En tant qu'athlètes, nous nous efforçons souvent de donner le meilleur de nous-mêmes le jour de la course. Nous investissons beaucoup de temps sur la route, sur la piste et à la salle de sport pour préparer notre corps, mais nous ne prêtons pas toujours suffisamment attention aux aspects mentaux de l'entraînement. Mathilde l'a appris à ses dépens lors de l'une de ses premières expériences de course.
Plus jeune, lors des championnats de France de cross en cadette, j'avais fait une bonne saison et je visais une place sur le podium au minimum. En pleine course, certaines concurrentes ont commencé à me dépasser et cela m'a stressé : je n'avais pas l'habitude de courir avec d'autres personnes et ça m'a coupé les jambes, ça m'a coupé le souffle. Il restait plus de la moitié du parcours et je n'arrivais plus à avancer. À seulement 200 mètres de l'arrivée, je me suis effondrée. Une coéquipière est venue m'aider et j'ai terminé à la 168e place. C'est difficile quand tu as 17 ans, que tu fais partie d'une équipe et que tu as l'impression de décevoir.
Pendant cette course, son esprit l'a convaincue qu'il était normal d'abandonner lorsqu'elle n'était soudainement plus en tête de la course. À partir de ce moment-là, Mathilde a su qu'elle devait faire quelque chose pour éviter que cela ne se reproduise si elle voulait continuer à concourir en tant qu'athlète de haut niveau. En plus de son entraîneur de course à pied, elle a commencé à voir un préparateur mental pour travailler sur ses obstacles psychologiques. Il y a plusieurs années, c'était encore quelque chose de très rare dans le milieu du sport.
Grâce à ce travail, j'ai compris comment je fonctionnais, pourquoi j'avais réagi comme ça, et deux ans après, j'ai gagné les championnats de France de cross. Cela a rendu cette victoire encore plus belle car je savais tout le parcours préalable et tous les obstacles rencontrés. Cela m'a permis d'apprendre à me connaître. Je vois encore ce préparateur mental et j'apprends encore.
En tant qu'athlète professionnel, être actif dans d'autres domaines de la vie peut devenir un véritable défi et entraîner un stress supplémentaire.
Nous avons demandé à Mathilde : "Est-ce que ton statut d'athlète t'a donné des outils supplémentaires pour tes études, et vice versa ?"
L'entraînement à haut niveau m'a également permise d'apprendre à gérer le stress. Pas mal de fois, alors que mes copines étaient hyper stressées pour des partiels, moi j'arrivais à relativiser car j'étais sur la ligne de départ des championnats de France ou même d'Europe la semaine d'avant. Cela permet de prendre de la hauteur, dans un domaine comme dans l'autre. Cela permet de garder un bon équilibre.
Bien sûr, j'ai aussi l'esprit de compétition. J'aime performer en course à pied, et également avec de bonnes notes. Cet esprit de compétition me motive aussi à l'école.
Objectif en vue du marathon de Valence
À quelques semaines du marathon de Valence, Mathilde est convaincue que son entraînement l'a préparée à atteindre son objectif de terminer le plus près possible de 2 heures et 30 minutes. Sa condition physique a progressivement augmenté au cours des quatre derniers mois.
La condition physique de Mathilde d'août à novembre 2023.
Info COROS : La condition physique est une moyenne mobile sur 42 jours de ta charge d'entraînement. Elle fournit des informations utiles sur la quantité d'entraînement que tu effectues et sur la façon dont ta condition physique progresse ou régresse tout au long de l'année.
L'équipe COROS souhaite bonne chance à Mathilde dans les dernières semaines qui la mènent au marathon de Valence 2023. Nous avons hâte de suivre tes performances et la poursuite de ton rêve olympique !