Le titre de championne de France du 1500 m en salle le 28 février 2026
Début d’année tonitruant pour la jeune bretonne de 26 ans ! Déjà détentrice des records de France du 1500 m en salle depuis 2023 et en extérieur depuis 2024, elle a battu au mois de février 2026 trois records personnels en salle : celui du mile en 4’23’’27 à Val-de-Rueil, puis celui du 2000 m en 5’32’’18 à Liévin, et celui du 1500 m à Karlsruhe puis à Torun en 4’00’’64. Quatre RP pour quatre records de France battus ! Après une année 2025 délicate, elle avoue elle-même que « regagner, ça fait du bien ».
Aux championnats de France, le 28 février dernier, il n’était pas question de chercher un temps mais bien de remporter le titre, et ceci pour la troisième année consécutive. En 4’17’’68, l’objectif est rempli haut la main, devant Bérénice Cleyet-Merle (2e en 4'20''51) et Adèle Gay (3e en 4'20''60). C’est aussi une belle revanche sur cette dernière qui l’avait battue aux championnats de France en extérieur l’été dernier, alors qu’Agathe était favorite.
Un changement d’environnement
Cette contre-performance avait entraîné chez elle une certaine perte de confiance. « Suite à ces championnats de France manqués, je suis arrivée en septembre à Tokyo pour les championnats du monde sûrement à mon pic de forme, mais pas prête du tout dans ma tête. » Ce nouvel échec a provoqué une remise en question de son approche de l’entraînement. Il fallait changer quelque chose pour retrouver la confiance et par là son niveau de performance.
En décembre 2025, elle intègre le Long Game Project, groupe de 13 athlètes élites encadrés par Alann Moreau. « Je cherche à renouveler ce qui se fait habituellement en France en matière d’entraînement, explique le jeune entraîneur de 23 ans, étudiant en master Entraînement et optimisation de la performance sportive, aux résultats déjà impressionnants. Je m’appuie à la fois sur des données scientifiques et sur les facteurs humains pour chercher à comprendre précisément les exigences de la course. »

Plus de temps consacré à la récupération
Cette nouvelle dynamique s’est traduite chez Agathe par une baisse du volume général de course et surtout par la réduction du nombre de séances à haute intensité. « Je ne fais plus qu’exceptionnellement des séances complètement à fond. Auparavant, je devais supporter davantage de sollicitation musculaire, et si j’étais prête physiquement, je manquais de fraîcheur. »
En ce début d’année, Agathe est sur un volume hebdomadaire compris entre 80 et 90 km. « Il y a moins de séances, plus de courses à faible intensité pour une meilleure assimilation des séances intenses, explique Alann. Les courses à 100%, c’est en compétition que cela se passe. » Moins de muscu, moins de VO2 max, plus de récup : la victoire impressionnante d’Agathe lors des championnats de France à Clermont semble indiquer que cette nouvelle stratégie est la bonne.
Il faut par ailleurs noter que la programmation d’Agathe comprend jusqu’à deux séances de vélo par semaine. « J’adore ça ! s’amuse-t-elle. J’évite le home-trainer et essaie de passer le plus de temps possible dehors. Mes sorties durent 2h00 environ. » Cet entraînement croisé lui permet de travailler son endurance avec un sport porté, beaucoup moins traumatisant.

Le samedi de cette première semaine de mars, Agathe a cumulé une séance d’intensité en course à pied et une sortie de 46 km à vélo.
Une course maîtrisée
Sur les 1500 m des championnats de France en salle, les athlètes sont parties sur une allure volontairement lente. « C’était ma stratégie : attendre pour démarrer, mais alors y aller au max ! » C’est à 400 m de l’arrivée, alors que personne ne semblait s’y attendre, qu’elle a placé une accélération qui a laissé toutes ses concurrentes sur place. « Je suis vraiment partie en sprint, comme si des chiens me poursuivaient ! », s’amuse-t-elle. Elle s'impose en solitaire, laissant Bérénice et Adèle compléter le podium près de 3 secondes derrière elle.

Les courbes d’allure, de cadence et de fréquence cardiaque d’Agathe lors des 1500 m des championnats de France en salle.
« Je cours avec la nouvelle PACE 4. L’écran est encore plus lisible que sur la PACE 3, l’utilisation est hyper intuitive, elle est parfaite pour moi. Je porte également le brassard de fréquence cardiaque COROS, infiniment plus confortable qu’une ceinture abdominale. » Les données récoltées par ses appareils sont synthétisées sur les courbes qu’offre le Training Hub COROS. En ce qui concerne sa course des championnats de France, on voit que l’allure baisse très rapidement, parallèlement à la cadence, avant une soudaine augmentation de ces deux valeurs à 400 m de l’arrivée. « Pour avoir des données de cadence plus précises encore, j’envisage de porter le POD 2 COROS », précise-t-elle. La fréquence cardiaque, qui reste relativement stable malgré l’accélération, montre à quel point Agathe était en maîtrise.
Des objectifs 2026 ambitieux
Forte de ce début d’année, Agathe aborde l’année 2026 pleine de confiance et se fixe trois objectifs hyper ambitieux : un podium aux championnats du monde en salle en Pologne, le titre aux championnats d’Europe cet été à Birmingham, et un 1500 m en moins de 3’55 en meeting. Une année qu’on a hâte de suivre !

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